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BRAINE

L'Abbatiale Saint-Yved de Braine : Joyau du premier art gothique au cœur de la Vallée de l'Aisne L'Abbatiale Saint-Yved de Braine : Joyau du premier art gothique au cœur de la Vallée de l'Aisne
BRAINE
Située à Braine, dans le département de l’Aisne, l’église abbatiale Saint-Yved est un chef-d’œuvre incontournable du patrimoine religieux de notre région. Édifiée à la fin du XII? siècle sous l’impulsion d’Agnès de Baudement, épouse du comte Robert I?? de Dreux, elle témoigne des premiers âges de l'architecture gothique. Un chef-d'œuvre architectural uniqueL'abbatiale Saint-Yved se distingue par son architecture harmonieuse et audacieuse : Un plan d'une grande originalité : Son chœur à chapelles orientées selon un axe oblique constitue une particularité architecturale remarquable. La tour-lanterne : S'élevant à 33 mètres de hauteur à la croisée du transept, elle baigne le cœur de l'édifice d'une lumière exceptionnelle. Un décor sculpté remarquable : Son tympan et ses éléments sculptés comptent parmi les plus beaux témoignages de la sculpture gothique naissante dans le Soissonnais.Ancienne nécropole des comtes de DreuxPendant des siècles, l'abbatiale fut choisie comme lieu de sépulture par les membres de la maison capétienne de Dreux, branche cadette des rois de France. Bien que les vicissitudes de l'Histoire et la Révolution aient altéré une partie du monument et dispersé ses gisements, Saint-Yved conserve une atmosphère solennelle et chargée de mémoires. Une étape patrimoniale majeure dans la Vallée de l'AisneClassée au titre des Monuments Historiques dès 1840, l'abbatiale Saint-Yved est aujourd’hui un haut lieu culturel et touristique de la commune de Braine. Saint Yved (aussi appelé saint Évode, ou localement Yves, Ysoie, Yvoize) était un évêque de Rouen ayant vécu aux IV? et V? siècles (son épiscopat se situe généralement vers 422).

Ce qu'il faut savoir sur lui :
Évêque de Rouen : Il succède à saint Victrice à la tête du diocèse de Rouen. Les détails de sa vie restent rares, mais la tradition catholique lui attribue une grande piété et des miracles, notamment l'extinction d'un incendie par la prière.

Mort et vénération : Il meurt aux Andelys (Eure). Il est célébré le 8 octobre.

Le lien avec Braine et l'Aisne
C'est l'histoire de ses reliques qui lie le saint à la ville de Braine :

Devant les invasions normandes au IX? siècle, ses reliques ont été retirées de la cathédrale de Rouen pour être mises à l'abri.

Elles ont été transférées dans le Soissonnais, à Braine, où une abbaye de chanoines prémontrés fut fondée sous son patronage.

L’abbatiale Saint-Yved de Braine est ainsi devenue le sanctuaire abritant sa mémoire et ses reliques, ainsi que la nécropole des comtes de Dreux.
 
Le château de La Folie à Braine : une forteresse médiévale devenue ruine de la Grande Guerre Le château de La Folie à Braine : une forteresse médiévale devenue ruine de la Grande Guerre
BRAINE
Le château de La Folie, sentinelle de Braine

À quelques kilomètres de Soissons, les bois qui dominent Braine dissimulent les vestiges d'une ancienne forteresse médiévale : le château de La Folie.

Situé aujourd'hui sur le territoire de Cerseuil, mais propriété de la commune de Braine, le site occupe une position remarquable sur les hauteurs dominant la vallée de la Vesle. La forteresse commandait autrefois l'accès à Braine et le passage vers l'est.

Aujourd'hui, il ne subsiste que des ruines, profondément transformées par les siècles et surtout par les combats de la Première Guerre mondiale. La ville de Braine rappelle que le château, construit à la fin du XIIe siècle, était une forteresse exclusivement défensive : les seigneurs de Braine résidaient en effet dans le château du Bas.Une forteresse des comtes de Dreux

L'histoire du château est intimement liée à celle de la puissante famille de Dreux, branche cadette des Capétiens.

Les anciennes cartes postales conservées aux Archives départementales de l'Aisne attribuent la construction du château à Robert II de Dreux, en 1206. Plusieurs documents iconographiques portent précisément la légende : « Château de la Folie construit en 1206 par Robert II de Dreux ».

La date de 1206 doit cependant être présentée avec prudence : les sources patrimoniales locales situent plus largement la construction de la forteresse à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. Cette différence de datation explique pourquoi les anciennes cartes postales et les publications historiques ne donnent pas toujours exactement la même date.

La fortification était installée sur un emplacement naturellement favorable à la défense. Depuis les hauteurs, elle dominait la vallée et permettait de surveiller les voies d'accès à Braine.Le Château du Haut et le Château du Bas

Il existait autrefois à Braine deux ensembles castraux qu'il ne faut pas confondre.

Le Château du Bas, installé dans la ville, constituait la résidence des seigneurs.

Le Château du Haut, correspondant au château de La Folie, avait essentiellement une fonction militaire.

La ville de Braine souligne ainsi que les seigneurs résidaient au Château du Bas tandis que La Folie constituait une véritable forteresse défensive.

Cette organisation permet de mieux comprendre le rôle stratégique de La Folie : le château n'était pas simplement une résidence aristocratique, mais un ouvrage destiné à contrôler et protéger le territoire.Une imposante forteresse médiévale

Les vestiges permettent encore d'imaginer l'importance de l'ouvrage.

La forteresse était organisée autour d'une enceinte fortifiée comprenant des tours et des courtines. Sa position sur les hauteurs était renforcée par les fossés qui protégeaient les parties les plus accessibles.

Les ruines actuelles sont particulièrement intéressantes pour comprendre l'architecture militaire médiévale dans le Soissonnais.

La végétation a aujourd'hui repris ses droits sur une grande partie du site. La commune de Braine décrit d'ailleurs les ruines comme celles d'une forteresse médiévale qui commandait autrefois l'entrée de la ville et le passage vers l'est.Le mystérieux nom de « La Folie »

Pourquoi cette ancienne forteresse porte-t-elle le nom de La Folie ?

Plusieurs explications ont été avancées par les historiens locaux.

Le nom actuel ne semble pas correspondre à l'appellation originelle du château, qui fut notamment désigné comme le Château du Haut.

Au XIXe siècle, l'historien Stanislas Prioux s'intéressa longuement au château et au village de Cerseuil. Son ouvrage, publié en 1860 sous le titre Le château de La Folie et le village de Cerseuil, constitue une source essentielle pour l'histoire locale.

Les traditions rapportées au XIXe siècle associent notamment le nom de La Folie à des épisodes militaires particulièrement audacieux.

Il faut cependant distinguer ces traditions des faits historiquement établis : l'origine exacte du toponyme reste à étudier dans les documents médiévaux et modernesLe démantèlement au XVe siècle

Comme beaucoup de forteresses de la région, La Folie connaît les bouleversements de la guerre de Cent Ans.

Le château perd progressivement son rôle militaire et est démantelé au XVe siècle, après les troubles qui ont profondément marqué le Soissonnais.

Pour autant, les ruines ne disparaissent pas.

La forteresse demeure un élément important du paysage de Braine pendant plusieurs siècles. Les vestiges sont encore suffisamment importants pour que les habitants et les historiens locaux puissent en conserver la mémoire.Le domaine du comte d'Egmont

L'histoire de La Folie connaît ensuite une nouvelle période.

Au XVIIIe siècle, le domaine est associé au comte d'Egmont, dernier seigneur de Braine avant la Révolution française.

L'ancien site fortifié connaît alors une transformation complète. Il n'est plus seulement considéré comme une ancienne place militaire : le domaine est aménagé comme un lieu de promenade, d'agrément et de chasse.

Les aménagements comprennent notamment des espaces paysagers, des installations liées à la chasse et différents éléments destinés à agrémenter le domaine.

Cette évolution témoigne de la transformation des anciennes forteresses médiévales en domaines de plaisance à l'époque moderne.La Révolution française

La Révolution bouleverse à nouveau le destin du domaine.

Avec l'émigration du comte d'Egmont, ses biens deviennent des biens nationaux.

Le domaine connaît alors des dégradations et de nouveaux usages. L'ancien château, déjà très éloigné de sa fonction militaire médiévale, entre progressivement dans une longue période de déclin.

Pourtant, les vestiges de La Folie restent suffisamment importants pour être représentés sur des documents et des cartes postales plusieurs décennies plus tard.



Carte du château de la Folie avant 1914
 
Le cimetière Danois Le cimetière Danois
BRAINE
79 Danois originaires du Slesvig (territoire annexé par la Prusse qui est redevenu Danois en 1920) reposent au cimetière militaire Danois de Braine.
Contraints de servir dans l’Armée allemande, ils sont tombés sur les champs de bataille durant la guerre 14/18 .

Ce cimetière a été inauguré par son Altesse royale le Prince Joachim de Danemark le 15 juin 2013 .
il est sous la protection de la fondation du Slesvig au Danemark et de la ville de Braine.
Braine est jumelée avec Haderslev au Danemark (Jutland du Sud)
 

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